L’on estime à un milliard les oiseaux qui sont tués chaque année en Amérique du Nord en entrant en collision avec le verre. Des dizaines de millions de ces oiseaux morts sont au Canada, et peut-être un million ou plus à Ottawa.

Pourquoi cela? Parce que les oiseaux ne discernent pas le verre comme nous. Là où nous voyons des reflets d’arbres, eux voient tout simplement des arbres. Là où nous voyons une surface solide séparant l’intérieur de l’extérieur d’une maison, eux voient un espace ouvert.

Trees

Les raisons de collision se répartissent en trois catégories:

Les réflexions
Les oiseaux sont trompés par les reflets de la végétation environnante et du ciel. Le verre-miroir est particulièrement dangereux, mais le verre régulier est également très réfléchissant en fonction des conditions lumineuses.


Le verre clair
Beaucoup d’oiseaux meurent en essayant de passer à travers le verre ou des structures analogues au verre, qui offrent une vue dégagée de la végétation ou du ciel de l’autre côté. Des exemples comprennent les fenêtres qui se trouvent sur les côtés opposés ou adjacents des bâtiments, des rampes claires de balcon, des pare-brise et des passerelles en verre ainsi que les abribus.


55Les plantes d’intérieur 
Les oiseaux volent vers des plantes visibles dans la maison, des murs peints en vert et autre végétation à l’intérieur de la maison s’attendant à y trouver un endroit sûr pour se percher, manger ou se cacher. Au lieu de tout cela, ils se cognent contre un obstacle invisible et mortel.


En outre, il existe d’autres variables qui influent sur les possibilités de collisions des oiseaux.

Pollution lumineuse
De nombreux oiseaux migrent la nuit, en utilisant la lune et les étoiles pour naviguer. Les lumières artificielles les désorientent et les laissent confus, les attirant vers la ville. Une fois là, ils sont «piégés» par les lumières vives à l’instar des insectes. Les oiseaux volettent souvent autour des bâtiments brillamment éclairées et d’autres sources de lumière jusqu’à ce qu’ils se cognent ou tombent d’épuisement. Ils peuvent y mourir ou se perchent dans les arbres à proximité pour se reposer, puis se cognent contre des bâtiments après le lever du soleil.


Période de l’année
Les collisions se produisent tout au long de l’année, mais la plupart ont lieu au moment de la migration du printemps et de l’automne, quand de nombreux oiseaux traversent notre ville. La rivière des Outaouais est une route migratoire majeure pour beaucoup d’espèces.


Les conditions météorologiques
La direction du vent, la température, la pression atmosphérique et la couverture nuageuse affectent les mouvements migratoires et l’altitude à laquelle les oiseaux volent.


Autres variables
Les chances de collision varient selon les espèces d’oiseaux, en fonction de l’altitude et de la vitesse de leur vol particulier, ainsi que leurs visions spécifiques. Les migrateurs sont plus vulnérables, parce qu’il y a des chances qu’ils soient moins familiers avec les structures construites par l’homme. Par ailleurs, les oiseaux juvéniles inexpérimentés sont plus susceptibles de se cogner que les matures.